Vendredi 11 avril 2008
Persuasion est son dernier roman et elle commença sa rédaction en août 1815 parallèlement à la révision du texte qui deviendra Northanger Abbey (lui aussi publié de manière posthume).
Elle n'eut même pas le temps de lui donner un titre definitif ou de l'améliorer. C'est son frère Henry qui le fit publier et il choisit le mot "persuasion", en référence surement à O&P puisque dans la langue de Shakespeare, contrairement à nous français, le mot "persuasion" désigne une idée préconçue, une conviction personnelle. Mais, tout de même, Jane avait donné à son roman un titre provisoire "Ann Elliott ou l'Ancienne inclination", ce qui n'a aucun réel rapport avec "Persuasion".
"Il arrive parfois qu'une femme soit plus belle à vingt-neuf ans qu'elle ne l'était dix ans plus tôt ; et, d'une façon générale, si elle n'a connu ni mauvaise santé ni inquiétudes, il est une période de la vie où elle ne perd presque rien de son charme." Voilà comment est définie Elizabeth, la sœur ainée de l'héroine Anne qui elle semble être tout le contraire. A vingt-sept ans, Anne Elliot est présentée comme une beauté fanée, "son premier éclat s'était évanoui de bonne heure" et semble en retrait par rapport à sa famille, plus réservée, plus timide.
L'élement perturbateur, c'est le retour du Capitaine Wentworth, le frère de Mrs Croft, femme de l'amiral du même nom qui loue la propriété. Il a été fiancé à Anne quelque temps mais, sous les conseils "avisés" de son amie Lady Russell, elle avait finalement renoncée à cette union, prétextant que Wentworth, simple officier de la marine à l'epoque mais ambitieux, n'était pas d'un rang assez élevé qu'elle pour pouvoir espérer l'épouser.
Mais les choses ont bien changé, puisque Frederick Wentworth est désormais riche et désire se marier... La question est de savoir si ses sentiments pour Anne ont persisté après tant d'années et surtout après cette affront.
Bien que la mort tienne une assez bonne place dans ce livre (plus que tous les autres), ce qui peut aussi s'expliquer par le fait que Jane sentait surement qu'elle allait mourir, ce livre reste un très bon moment où l'humour de Jane est toujours présent (notamment dans le personnage de Mary, la sœur d'Anne) et je crois que de tous ses livres, l'une de mes scènes préférée se trouve dans Persuasion. Je ne la décrirais pas outre mesure pour garder la surprise à ceux qui voudraient lire ce livre, mais elle se trouve un peu à la fin, à Bath et le meilleur mot qui pourrait résumer ce passage serait indubitablement : la lettre. ^^
C'est vraiment un passage gravé dans ma mémoire et bien que le livre en lui-même ne vaut pas Orgueil et Préjugés, il reste mon deuxième préféré et cela surement grâce à ce passage, entre autres.
Je crois que il est inutile de vous dire de courir l'acheter, vous devriez déjà être entrain de le faire !! ^^
Par lilyrose
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Publié dans : Jane Austen et une rose.
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Communauté : Le Club Jane Austen
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"Comme une mère, une ville natale ne se remplace pas." Ne me
demandez pas de qui c'est, je ne pourrais vous dire que son nom : Albert Memmi. Et tout illustre inconnu qu'il
est pour moi, il n'en demeure pas moins que ce qu'il dit est vrai. Le 12e jour de décembre, de l'an de grâce 1990, dans la ville de Compiègne est née
votre fidèle servitrice, moi-même. Ainsi, il m'est impossible de ne pas te parler, toi qui me lit, de ma chère ville que je m'apprête à quitter dasn quelque temps.
était connue sous le nom
de Compendium qui désigne un raccourci menant à un gué sur l'Isara (aujourd'hui: Oise). Compiègne a été le séjour de tous les souverains français, de Saint Louis
et ses tournois médiévaux jusqu’à Napoléon III et ses aimables réceptions au bras d'Eugénie, tous amoureux de la chasse, à la fois lieu de détente et
siège du pouvoir, loin du faste de Versailles et de la capitale, de son étiquette stricte et pompeuse. Un peu plus proche de nous, la forêt de Compiègne a été l'endroit où a été signée dans un
wagon au milieu d'une clairière à proximité de Rethondes l'armistice du 11 novembre 1918 entre la France et l'Allemagne en présence du maréchal Foch et du général Weygand. Et dans ce même wagon
qu'en 1918, il a été signé le 22 juin 1940 l'armistice entre la France représentée par la délégation française envoyée par le maréchal Pétain et l'Allemagne représentée par Hitler. Bizarrement, on
se souvient plus de la première que de la seconde.
e cette ville a vécu, c'est bien les longues files de déportés gagnant péniblement le camp de transit de Royallieu dans les faubourgs de la ville. L'ironie du sort a fait que
j'habite à proximité de ce site, où se construit en ce moment même, 62 ans plus tard, un mémorial. De ses mille ans de vie, de sa devise : "Au roi et au
royaume, la plus fidèle", témoignent de magnifiques monuments, à découvrir si le cœur vous en dit peut être un jour avec moi : que cela soit les vestiges
de l'abbaye Saint Corneille, la grosse tour du roi, appelée plus communément "Tour de Jeanne d'Arc", l'hôtel-Dieu, les jardins des remparts, la porte
chapelle, et bien sûr le château de Compiègne et ses jardins. J'ai d'ailleurs une petite anecdote que j'adore
faire partagée à n'importe qui et comme je commence à t'apprécier beaucoup, je ne m'en prive pas : la légende dit (ou plutôt on m'a raconté ça lorsque j'étais toute petite) que Napoléon III,
voulant faire plaisir à sa belle Eugénie qui se languissait avec nostalgie de son château de Schönbrunn, et des jardins, fit raser une immense allée d'arbres et cela en une nuit pour qu'à son
réveil, Eugénie puisse contempler de la fenêtre de ses appartements une allée très similaire de celle de Schönbruun. Si c'est pas une preuve d'amour ça ! ^^
pleurs de rire ou pas qu'on a eu à certains endroits, de
bons et de mauvais moments en somme.

