
Après m'être attaquée aux livres de Jane Austen qui pour ma part sortent du
lot, je continue dans ma course avec sa première oeuvre publiée en 1811:
Raison et Sentiments. Cela a été ma deuxième lecture autour de l'univers de Jane Austen et j'y suis
beaucoup attachée notamment grâce à sa
couverture qui n'est autre qu'un tableau de Dante Gabriel Rossetti intitulé "La
Ghirlandata". Magnifique, n'est-ce pas ?
C'est en 1785 que Jane commence la rédaction de cet ouvrage, d'abord intitulé
Elinor and Marianne, et qui était comme
O&P un roman épistolaire. On sait que
Jane avait l'habitude de lire ces livres à haute voix, dans un comité restreint et familial et il en fut de même pour la première version de
Raison et Sentiments. Paru en novembre
1811 avec la gracieuse aide de l'éditeur londonien Egerton, il fut plus un succès d'estime qu'autre chose. D'ailleurs, il parut anonymement et il semblerait que seule Cassandra soit
réellement au courant.
"La raison, faculté moyenne, chemine d'un pas assuré, mais le sentiment, faculté presque divine, voltige et plane dans l'immensité sur les ailes de l'amour." [Octave
Pirmez,
Heures de Philosophie]
L'amour est souvent gouverné soit par la raison soit par les sentiments, en d'autres mots par le cœur, et ça pourrait résumer en quelques mots le message que fait passer
Raison et
Sentiments. Ce roman tourne autour de deux sœurs, totalement opposées : l'ainée Elinor et Marianne Dashwood, la première représentant la raison et l'autre qui, pour sa part, est plus
encline à faire passer les sentiments avant la raison. Mais des deux sœurs, laquelle a raison ? Laquelle a tort ?
L'histoire commence à la suite du décès de leur père ce qui les pousse, elles et leur mère, à quitter leur somptueuse vie citadine pour une vie plus modeste dans un cottage à la
campagne.
Mais ces soucis financiers ne sont rien face à leurs déboires sentimentaux que cela soit ceux de la raisonnable et réservée Elinor avec Edward Ferrars ou Marianne dont le cœur bat pour le jeune
homme séduisant du livre : John Willoughby, sans oublier le colonel Brandon qui semble avoir une affection toute particulière pour elle. Jusqu'à la fin, on ne sait pas réellement qu'est-ce que la
fin pourra bien nous réserver...
Ce roman n'est peut-être pas le meilleur, mais il reste un bon moment de lecture, et certains passages sont aussi plaisants que célèbres. Toutefois, il m'a été permis de redécouvrir ce livre
grâce à une adaptation datant de 1995, réalisée par Ang Lee. C'est la première adaptation que j'ai eu la chance de voir et je dois dire que j'en garde un très très bon souvenir, grâce notamment à
la merveilleuse Emma Thompson (Elinor), à une actrice que j'adore, Kate Winslet (Marianne) sans oublier Hugh Grant (Edward) et celui qu'on ne présente plus : Alan Rickman (Colonel Brandon). Ce
film respire la campagne anglaise, et il reste à mon sens la plus fidèle adaptation.
Comme toujours, vous savez ce qu'il vous reste à faire... ^^