Après une absence aussi
prolongée, malgré les poèmes du mois que je me suis forcée à publier même en étant débordé, je me suis dit que le mieux pour repartir d'un bon pied, c'était de publier un autre de mes poèmes.
C'est bizarre comme en ce moment, cela prend autant de place dans ma vie alors qu'il y a peu, je ne faisais que regarder de loin mes anciens poèmes dispersés ça et là dans mes tiroirs et autre
"foutoirs" alors que maintenant, je ne peux presque plus m'en passer... ^^
Introduction faite, il ne me reste plus qu'à vous parler de ce poème. Il est le fruit d'une irresistible envie d'écrire après la lecture d'un livre magnifiquement poétique, plein de douceur :
La Dame Blanche de Christian Bobin c'est-à-dire
Emily Dickinson. Si vous aimez comme moi les mots qui chantent, les jolies
phrases, en d'autre mots la poésie, vous aimerez ce livre !
Cette page de PUB faite, bonne lecture ! ^^
[La Dame Blanche]
Un regard malicieux et tendre,
Que l'innocence n'a pas encore quitté,
Contemple assidument en secret
Un spectacle plus éclatant que l'ambre.
Effleurant à peine l'herbe de ses doigts fins,
Un doux visage marqué par le temps,
Qui, comme à son habitude a revêtu au matin,
Un robe de porcelaine, flottant au vent.
Ebloui par la clarté sans égal
De sa chevelure flamboyante et rousse,
Serpentant de sa nuque jusqu'en aval,
Nullement ternie par le temps, tant elle est douce.
Des coquelicots entourent cette merveille,
Embaumée par une odeur de pain et d'épices,
Qui s'échappe d'un panier à coté d'elle,
Et d'un regard l'invite à partager ce délice.
[04 Mars 2008]