Lundi 7 avril 2008
Je ne vous promets pas de ne plus abandonner ce blog autant de temps puisque comme toute le monde le sait une promesse est souvent faite dans le vent, j'aurais trop peur de ne pas tenir ma parole. Aucune promesse de la sorte ne sortira de ma bouche, qu'on se le dise... Mais, je ferais en sorte qu'une telle absence ne se répète pas, pro... mince ! Enfin, vous connaissez la suite... ^^
Ainsi, pour mon grand retour dans ce petit coin de paradis qu'est Mansfield Park, je ne pouvais pas ne pas consacrer un article entier à celle dont l'absence (pour rester dans le même thème) aurait cruellement manquée que cela soit pour la petite rose que je suis ou pour ce blog : j'ai dénommée Jane Austen.
Jane fait partie de ces écrivains (et je dois l'avouer, ils sont tous anglais) qui m'ont incroyablement touché et que je respecte profondément, même si près de trois siècles me séparent de Jane, par exemple.
J'ai découvert Jane il y a à peu près trois ans et je m'enorgueillie d'avoir lu non seulement ses six œuvres majeures mais aussi ces œuvres plus mineures et inachevées qu'on qualifie gentiment de jeunesse.... Je crois que sans elle, je ne serais pas réellement la même. C'est fou ce qu'une personne, rien qu'à travers ses livres, peut tout changer en quelqu'un. Sans elle, je pense que je n'aimerais pas autant l'Angleterre, que les mots "entremetteuse" ou "Darcy" n'aurait pas du tout le même sens pour moi et on peut encore pousser jusqu'au fait que mes lectures d'aujourd'hui n'auraient pas du tout été les mêmes sans elle.
Aujourd'hui même, j'ai fini de lire un livre dont rien que le titre ne trompe pas sur le lien qu'il a avec Jane : Le Club Jane Austen de Karen Joy Fowler. Je ne m'étale pas sur le sujet, j'en parlerais bien plus amplement très prochainement mais il y a quelque chose qui m'a amusé : l'auteur commence son livre avec cette phrase "Chacun de nous possède sa propre Jane Austen" pour ensuite dire ce que Jane était pour chacun des membres de ce club. Ce qui m'amène à ceci : ma Jane Austen se rapproche de celle de Prudie, l'une des personnes de ce club dans la mesure où c'est "celle dont les livres changent à chaque lecture, une année on les lit comme des histoires d'amour , et l'année suivante c'est la prose froide, ironique d'Austen qu'on remarque". C'est exactement cela ma Jane Austen mais c'est aussi pour moi celle dont le ton comique par moment et plus sérieux par d'autres n'a pas pris une ride, même si des siècles ont passé et que la société n'est pas du tout la même. On se retrouve en elle, en ces personnages, malgré le temps qui s'est écoulé.
Jane est née le 16 décembre 1775 (elle était sagittaire, comme moi ! ^^) à Stevenson dans le Hampshire au sud-ouest de l'Angletterre. Elle est l'avant dernière enfant de sa famille (de huit enfants, quand même !) et son père est le révérend Georges Austen.
Son éducation ne diffère pas réellement de celles donné à toutes les jeunes filles de son époque qui consiste principalement à des activités artistiques et ménagères afin de préparer le terrain pour le but ultime : le mariage. Ainsi, elle apprend le français et l'italien, le chant bien que de mauvaise grâce mais aussi le dessin, la couture et la broderie. Elle et sa sœur Cassandra ont à leur disponibilité la bibliothèque de leur père mais elles partageaient aussi le gout pour le théâtre dont la grange familiale leur servait de scène. C'est à ce moment-là qu'elle commence à écrire ce que son père appelait "des contes dans un style entièrement nouveau" .
Passons aux choses croustillantes. De sa vie, il est dit qu'elle n'a aimé qu'un seul homme, Tom Lefroy, dont elle fait la connaissance durant les vacances de Noël 1795. Mi-janvier, il part étudier le droit à Londres mais elle le revoit en automne 1798, où certains éléments laissent à penser que leur relation est terminée.
Il semblerait que l'amour donne plus que des ailes puisque ces deux années ont été les plus prolifiques pour elle : elle a notamment écrit Orgueil et Préjugés, puis a remanié le texte qui verra le jour sous le nom de Raisons et Sentiments et finalement Northanger Abbey qu'elle termine en 1799.
Le mot de la fin sera réservé à Sir Walter Scott qui a déclaré en 1824 : "quel dommage qu'un être aussi doué soit mort si jeune !" et on ne peut difficilement dire mieux en peu de mots.

