Jane Austen et une rose.

Dimanche 13 avril 2008
Je continue encore dans ma lancée pour vous faire partagée ma passion sur les oeuvres de Jane Austen mais cette fois-ci de retour avec une autre oeuvre de ses romans : Emma, qui a quand à lui été publié en 1815.

Cinquième livre de Jane, Emma fut écrit entre janvier 1814 et mars 1815. Publié à  2000 exemplaires, ce livre était dédié au prince régent George IV et il marque le changement d'éditeur de la part de Jane puisqu'elle passe de Thomas Egerton à un certain Mr Murray qui, d'après elle, "est un bandit, mais si poli". Emma reçut encore une fois un excellent accueil et valut à Jane Austen un admirateur de premier rang en la personne de sir Walter Scott.

"Emma Woodhouse, belle, intelligente, riche, dotée d'un heureux caractère et pourvue d'une confortable demeure, semblait jouir des dons les plus précieux de l'existence. Elle avait passé près de vingt et un ans sur cette terre et n'avait encore connu que bien peu de peines ou de contrariétés."

Ainsi commence ce livre, avec un portrait de sa charmante héroine. Charmante ? Peut-être pas réellement. Bien qu'intelligente, Emma est ce qu'on pourrait appeller une entremetteuse, elle aime jouer les marieuses, a beaucoup d'orgueil mais ne désire pas réellement se marier elle-même. Orpheline de mère, son père est ce qu'on pourrait appeller un "malade imaginaire", fragile et tatillon et qui ne modère pas sa cadette de fille. Mr Knightley (aucuns liens de parenté avec Keira ! ^^), un vieil ami de la famille, semble être la seule personne qui ose la remettre quelque peu à sa place. Lorsque Emma rencontre la jeune Harriet Smith, elle essaye une fois de plus à la marier avec le vicaire, Mr Eton, sans succès. Mais tout se complique lorsque Jane Fairfax revient en ville et que le beau-fils de l'ancienne gouvernante d'Emma, Frank Churchil, vient en visite.

Bien qu'il est vrai que ce livre comporte quelques longueurs assez agacantes, cela reste un bon moment grâce à son héroine qui est la fois attachante et un peu "tête à claques". Elle a une telle facilité à mettre les pieds plein dans le plat que malgré notre antipathie à son égard, on ne peut s'empêcher de rire en la voyant.
Comme bon nombre des livres de Jane Austen, Emma a été adaptée au cinéma notamment en 1996 par Douglas McGrath avec la charmante Gwyneth Paltrow dans le rôle d'Emma. C'est la dernière adaptation que j'ai pu voir (merci Arte ! ^^) et je dois dire que ça a été un très bon moment, où je me rappelle avoir beaucoup ri grâce à Gwyneth Paltrow qui est parfaite dans ce rôle.

Le mot de la fin sera reservée à une citation de Emma qui est devenue très célèbre : «La moitié du monde n'apprécie pas ce qui amuse l'autre moitié.»
Des goûts et des couleurs comme on dit ! ^^
Par lilyrose
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Samedi 12 avril 2008
Après m'être attaquée aux livres de Jane Austen qui pour ma part sortent du lot, je continue dans ma course avec sa première oeuvre publiée en 1811: Raison et Sentiments. Cela a été ma deuxième lecture autour de l'univers de Jane Austen et j'y suis beaucoup attachée notamment grâce à sa couverture qui n'est autre qu'un tableau de Dante Gabriel Rossetti intitulé "La Ghirlandata". Magnifique, n'est-ce pas ?

C'est en 1785 que Jane commence la rédaction de cet ouvrage, d'abord intitulé Elinor and Marianne, et qui était comme O&P un roman épistolaire. On sait que Jane avait l'habitude de lire ces livres à haute voix, dans un comité restreint et familial et il en fut de même pour la première version de Raison et Sentiments. Paru en novembre 1811 avec la gracieuse aide de l'éditeur londonien Egerton, il fut plus un succès d'estime qu'autre chose. D'ailleurs, il parut anonymement et il semblerait que seule  Cassandra soit réellement au courant.

"La raison, faculté moyenne, chemine d'un pas assuré, mais le sentiment, faculté presque divine, voltige et plane dans l'immensité sur les ailes de l'amour."  [Octave
Pirmez, Heures de Philosophie]
L'amour est souvent gouverné soit par la raison soit par les sentiments, en d'autres mots par le cœur, et ça pourrait résumer en quelques mots le message que fait passer Raison et Sentiments. Ce roman tourne autour de deux sœurs, totalement opposées : l'ainée Elinor et Marianne Dashwood, la première représentant la raison et l'autre qui, pour sa part, est plus encline à faire passer les sentiments avant la raison. Mais des deux sœurs, laquelle a raison ? Laquelle a tort ?
L'histoire commence à la suite du décès de leur père ce qui les pousse, elles et leur mère, à quitter leur somptueuse vie citadine pour une vie plus modeste dans un cottage à la campagne.
Mais ces soucis financiers ne sont rien face à leurs déboires sentimentaux que cela soit ceux de la raisonnable et réservée Elinor avec Edward Ferrars ou Marianne dont le cœur bat pour le jeune homme séduisant du livre : John Willoughby, sans oublier le colonel Brandon qui semble avoir une affection toute particulière pour elle. Jusqu'à la fin, on ne sait pas réellement qu'est-ce que la fin pourra bien nous réserver...

Ce roman n'est peut-être pas le meilleur, mais il reste un bon moment de lecture, et certains passages sont aussi plaisants que célèbres. Toutefois, il m'a été permis de redécouvrir ce livre grâce à une adaptation datant de 1995, réalisée par Ang Lee. C'est la première adaptation que j'ai eu la chance de voir et je dois dire que j'en garde un très très bon souvenir, grâce notamment à la merveilleuse Emma Thompson (Elinor), à une actrice que j'adore, Kate Winslet (Marianne) sans oublier Hugh Grant (Edward) et celui qu'on ne présente plus : Alan Rickman (Colonel Brandon). Ce film respire la campagne anglaise, et il reste à mon sens la plus fidèle adaptation.

Comme toujours, vous savez ce qu'il vous reste à faire... ^^

Par lilyrose
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Vendredi 11 avril 2008
Continuant dans la même lancée que les deux derniers articles publiés, je prends plaisir à développer un des grands thèmes de ce blog : l'honorable Jane Austen. Je m'attaque désormais à celui que j'aime le plus après Orgueil et Préjugés, c'est-à-dire, Persuasion publié à titre posthume en 1818, un an après sa mort.

Persuasion est son dernier roman et elle commença sa rédaction en août 1815 parallèlement à la révision du texte qui deviendra Northanger Abbey (lui aussi publié de manière posthume).
Elle n'eut même pas le temps de lui donner un titre definitif ou de l'améliorer. C'est son frère Henry qui le fit publier et il choisit le mot "persuasion", en référence surement à O&P puisque dans la langue de Shakespeare, contrairement à nous français, le mot "persuasion" désigne une idée préconçue, une conviction personnelle. Mais, tout de même, Jane avait donné à son roman un titre provisoire "Ann Elliott ou l'Ancienne inclination", ce qui n'a aucun réel rapport avec "Persuasion".

  "Il arrive parfois qu'une femme soit plus belle à vingt-neuf ans qu'elle ne l'était dix ans plus tôt ; et, d'une façon générale, si elle n'a connu ni mauvaise santé ni inquiétudes, il est une période de la vie où elle ne perd presque rien de son charme."  Voilà comment est définie Elizabeth, la sœur ainée de l'héroine Anne qui elle semble être tout le contraire. A vingt-sept ans, Anne Elliot est présentée comme une beauté fanée, "son premier éclat s'était évanoui de bonne heure" et semble en retrait par rapport à sa famille, plus réservée, plus timide.
Fille d'un vieux barronnet veuf et prétentieux, qui a dilapidé leur fortune, Anne et sa famille sont obligés de louer leur demeure de Kellynch pour aller s'installer à Bath. Toutefois, alors que Mr Elliot et Elizabeth s'en vont vers Bath, Anne s'installe quelque temps chez sa sœur Mary qui habite non loin de là.
L'élement perturbateur, c'est le retour du Capitaine Wentworth, le frère de Mrs Croft, femme de l'amiral du même nom qui loue la propriété. Il a été fiancé à Anne quelque temps mais, sous les conseils "avisés" de son amie Lady Russell, elle avait finalement renoncée à cette union, prétextant que Wentworth, simple officier de la marine à l'epoque mais ambitieux, n'était pas d'un rang assez élevé qu'elle pour pouvoir espérer l'épouser.
Mais les choses ont bien changé, puisque Frederick Wentworth est désormais riche et désire se marier... La question est de savoir si ses sentiments pour Anne ont persisté après tant d'années et surtout après cette affront.

Bien que la mort tienne une assez bonne place dans ce livre (plus que tous les autres), ce qui peut aussi s'expliquer par le fait que Jane sentait surement qu'elle allait mourir, ce livre reste un très bon moment où l'humour de Jane est toujours présent (notamment dans le personnage de Mary, la sœur d'Anne) et je crois que de  tous ses livres, l'une de mes scènes préférée se trouve dans Persuasion. Je ne la décrirais pas outre mesure pour garder la surprise à ceux qui voudraient lire ce livre, mais elle se trouve un peu à la fin, à Bath et le meilleur mot qui pourrait résumer ce passage serait indubitablement : la lettre. ^^
C'est vraiment un passage gravé dans ma mémoire et bien que le livre en lui-même ne vaut pas Orgueil et Préjugés, il reste mon deuxième préféré et cela surement grâce à ce passage, entre autres.

Je crois que il est inutile de vous dire de courir l'acheter, vous devriez déjà être entrain de le faire !! ^^

Par lilyrose
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 8 avril 2008
En vue du dernier article en date, je crois que la logique des choses serait de continuer dans la même lancée afin de traiter un thème qui me tient à cœur : Jane Austen. Dites le moi si je me trompe, mais quoi de plus normal lorsque l'on veut parler de Jane Austen que de parler de ces livres.Ceci m'amène à faire une série d'articles sur eux qui sont au nombre de six et dont cet article-même en sera la première pierre. Et comme son nom l'indique, sera consacré à Orgueil et Préjugés.

A l'origine nommé Pride and Prejudice, c'est semble t-il le roman le plus connu de Jane et peut-être le plus apprécié. Enfin, en tout cas, c'est mon cas. Ça a été aussi ma première approche de l'univers de Jane Austen ce qui peut aussi expliquer cette préférence plus marquée. Mais ne nous y trompons pas et n'ayons pas peur des mots, c'est aussi parce que c'est un véritable chef d'œuvre ! On ne peut pas passer à coté et je crois que si l'on veut découvrir Jane, c'est l'une des voies incontournables à suivre.

Pour la petite histoire, entre 1796 et 1797, Jane commence la rédaction de cet ouvrage initialement roman par lettres et intitulé First Impressions puis le remaniera en 1811 avant qu'il soit finalement publié le 29 juin 1813 après avoir été accepté par l'éditeur londonien Thomas Egerton. Sur la couverture on pouvait lire : "Pride and Prejudice. A novel. In three volumes. By the author of Sense and Sensibility [publié en 1811]". Le succès est nettement au rendez-vous et c'est le véritable début de sa notoriété.

« C’est une vérité universellement reconnue qu’un célibataire pourvu d’une belle fortune doit avoir envie de se marier, et, si peu que l’on sache de son sentiment à cet égard, lorsqu’il arrive dans une nouvelle résidence, cette idée est si bien fixée dans l’esprit de ses voisins qu’ils le considèrent sur-le-champ comme la propriété légitime de l’une ou l’autre de leurs filles. » Voilà comment débute ce livre et c'est vraisemblablement le meilleur résumé que l'on puisse en faire.
L'histoire est centrée autour d'une famille entière : la famille Bennet, pas forcément très riche mais respectée dans leur petite société bourgeoise. Cette famille compte cinq filles et qui est dirigée par leur père. Dirigée ? Pas tout à fait. On ne saurait oublier la figure imposante de la mère, assez insupportable, qui a pour seul but de marier à tout pris ses filles. D'ailleurs, on a du mal à comprendre comme leur père arrive à la supporter... ^^
Très vite, deux sœurs s'imposent : Jane, l'ainée et Elizabeth (surnommée Lizzie) qui comme le rappelle leur mère, ont largement l'age de se marier.

L'élément perturbateur, c'est l'arrivée soudaine de Charles Bingley, jeune célibataire possédant une belle rente, accompagné de son sombre ami, Fitzwilliam Darcy (oui oui ! Comme dans Le Journal de Bridget Jones ! ^^). Déjà, un bal se prépare, un bal qui va bouleverser leur tranquille routine déjà perturbée par l'arrivée de ces deux nouveaux arrivants...

Ce qui fait le charme de ce livre, ce sont les nombreux rebondissements mais aussi l'humour qui s'en dégage. Bien sûr, les amoureux des bals, des manières un peu pompeuses et des happy-ends sont servis avec ce livre, mais ce n'est pas qu'un insipide roman à l'eau de rose. On se délecte de l'ironie et du piquant de Lizzie, de l'orgueil de Darcy et de son absence totale de tact (mais on l'adore aussi pour ça ! ^^), des niaiseries des plus jeunes sœurs de Lizzie qui ne peuvent plus se sentir à la vue d'un uniforme de marin (qui a osé dire qu'on se reconnaissait (un peu) là dedans ? ^^). Bref, tout le monde y trouve son compte et l'ecriture est belle, quoi demander de plus ? ^^

Un roman aussi génial ne pouvait pas passer inaperçu, ce qui explique les nombreuses adaptations cinématographiques et télévisuelles. Dès 1940, une adaptation est mise en œuvre mais celle qui a surtout marqué les esprits des "Janéistes", c'est l'adaptation télévisuelle pour la BBC sous forme de 6 épisodes avec (le prodigieux et incroyablement sexy) Colin Firth sous les traits de Darcy. Malheureusement, je n'ai pas eu la joie de le voir, mais je ne désespère pas de le trouver sous mon sapin de Noël à la fin de l'année. ^^
Beaucoup d'autres sont à ajouter à la liste mais à titre personnel, je n'en ai vu que deux : celle de Joe Wright (2005) avec la magnifique Keira Knightley qui me semble être plutôt fidèle et une un peu plus exotique Coup de Foudre à Bollywood qui est assez sympa à regarder mais une adaptation plus moderne. Ca reste tout de même de bons souvenirs et on ne peut pas en dire de toutes les adaptations.

En un mot courez le lire et ensuite ne vous privez pas d'un bon plateau télé devant Colin et ensuite Keira ! ^^


Par lilyrose
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander

Publicité

Présentation

Pensée rose...

"Aimer, ce n'est pas savoir. Ce n'est pas être sûre. Ni presque sûre. Aucune certitude, aucun repos dans l'amour. Aucune compréhension. L'incertitude totale." [Claire de Lamirande]


Recherche

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus